Personnalisée, multi-écrans et évolutive : vers une nouvelle génération de télévision payante

Un nouveau public, plus exigeant et à la recherche de flexibilité, contraint les entreprises à déployer une nouvelle offre télévisuelle, sur différents supports.

Au cours des dernières années, plusieurs défis et tendances ont poussé les chaines de télévision, les opérateurs et les agrégateurs à concevoir et développer des offres vidéo en dehors du format traditionnel de télévision payante, engendrant un besoin de solutions technologiques pour aider ces entreprises à optimiser la diffusion et la monétisation de leur contenu vidéo dans ce nouvel ordre mondial.

Le contrôle du public

Aujourd’hui, le grand public exige d’avoir le contrôle complet de son expérience de visionnement ; il souhaite pourvoir se connecter à tout moment et de n’importe où à partir d’une multitude d’appareils, et il veut avoir le choix parmi une grande variété de contenu. Il regarde des vidéos à la maison, au café, en vols – partout où il peut avoir accès à un écran, il recherche les offres proposées et s’attend à trouver un contenu attrayant disponible sur l’ensemble des périphériques.

Les consommateurs veulent de la flexibilité en matière de coûts des contenus et d’accès. Ils ne sont prêts à payer que pour ce qu’ils regardent et comment (et quand) ils le regardent et, dans cette optique, ils vont donc chercher de multiples fournisseurs de contenu. Ils veulent une expérience de visionnage personnalisée et de qualité, et avoir la possibilité de partager leur contenu favori ou encore de découvrir de nouveaux contenus, le tout en temps réel. Les offres de contenu se sont rapidement adaptées pour répondre à cette demande d’expérience croisée.

Une étude récente de PwC indique que les consommateurs de vidéo ne voient maintenant « aucune différence de nature entre les médias traditionnels et les médias numériques » et « ils veulent avant tout plus de souplesse, de liberté et de commodité en ce qui concerne la façon dont ils consomment leur contenu préféré ». Contrairement à la télévision traditionnelle payante, la télévision numérique OTT (Over The Top = la télévision par Internet) a la capacité de fournir les expériences de consommation exigées.
Des publics pointus et exigeants

La disponibilité de la TV OTT a permis ces changements en grande partie en s’affranchissant des logiques de « prime-time », en tenant compte des préférences des terminaux de la télévision aux dispositifs digitaux fixes puis mobiles, et s’affranchissant de l’audience de masse pour s’adresser à des niches (et, finalement, à l’individu).

À bien des égards, ces changements ont été inévitables. Puisque la technologie a évolué, il en a été de même pour la demande d’information et de divertissement disponibles instantanément. Les producteurs ont vite été confrontés au défi de suivre le rythme imposé par le public et le contenu a été fragmenté comme sous-produits de ces développements. Ils doivent désormais prendre en compte plusieurs tendances clés :

– Le premier écran n’est plus automatiquement la télévision – cela varie en fonction de ce que l’on a à portée de main et à un moment donné. Cet écran est maintenant très souvent un mobile, et une récente recherche indique que plus de la moitié des jeux vidéo en ligne se feront à partir des appareils mobiles d’ici la fin de l’année. Mais puisque la télévision traditionnelle draine encore des moments de visionnage intense (en particulier les événements sportifs en direct), les diffuseurs et les opérateurs s’orientent de plus en plus vers des stratégies de télévision multi-écrans. L’idée est de proposer le plus de solutions d’accès possible pour favoriser la fidélisation client.

– Se connecter à ces audiences partout et les garder sont deux actions très difficiles à réaliser. Les gens veulent avant tout être divertis et informés et s’ils n’obtiennent pas exactement ce qu’ils veulent, ils partent rapidement. Le Big data et l’analytics sont deux éléments essentiels pour la compréhension et la fidélisation de ces audiences, et ils permettent par ailleurs de proposer du contenu pertinent à chaque catégorie d’audience.

– Les techniques de monétisation de contenu se multiplient et il n’existe plus d’approche unique. Certaines personnes paient à la consommation, d’autres préfèrent un forfait mensuel, et d’autres encore veulent simplement regarder gratuitement. Les prestataires doivent comprendre leurs audiences pour leur offrir un contenu tel qu’elles sont prêtes à l’accepter. Comme on paie un magazine de presse écrite qui contient pourtant de la publicité, les modèles économiques de la télévision se combinent.

– La recherche et la découverte sont devenues essentielles pour une expérience de visualisation omnicanal et sans interruption. Cette nouvelle donne a été rendue possible par la fragmentation des types de contenu, par une multiplication des sources de contenu et des services, et la multiplication des écrans de contenus. Les moteurs de recommandation sont de plus en plus évolués et vont continuer d’étudier les comportements sociaux afin de correspondre encore davantage les préférences individuelles des consommateurs pour optimiser le contenu proposé. Il ne suffit pas de concevoir des moteurs de recommandation relatifs aux contenus, il faut intégrer des paramètres comportementaux pour proposer des offres éditoriales individuelles

– La grande variété de choix de contenu à travers les écrans et les plateformes a engendré chez les consommateurs le besoin d’avoir un hub de contenu pour la gestion, la conservation et l’optimisation de leurs expériences de visualisation. Il s’agit là d’une nouvelle opportunité de service différencié pour les fournisseurs.

– L’émergence du périphérique comme navigateur de divertissement a facilité le développement d’un large éventail d’applications multi-écrans. Ces applications contiennent du contenu et des expériences connectés aux téléspectateurs en libre accès, avec des facilités d’utilisation conçues pour le mobile. Elles sont en train de devenir le véhicule de visualisation de contenu prioritaire devant les navigateurs Web (en particulier chez les utilisateurs de médias sociaux).

Nouvel environnement, nouveaux utilisateurs
Disparition du prime-time, multiplication des écrans, expériences personnalisées, contrôle redonné aux utilisateurs, passage du one-to-many au one-to-one : le succès pour les acteurs de la télévision dans ce nouvel environnement implique de proposer un service vidéo qui réponde pleinement aux nouvelles exigences des consommateurs pour une expérience sur mesure, multi-écrans, facile à utiliser et attrayante, tout en maximisant leurs profits

Article publié le 11 janvier  http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-146731-personnalisee-multi-ecrans-et-evolutive-vers-une-nouvelle-generation-de-television-payante-1191602.php

5 moyens d’utiliser l’analytique pour optimiser une stratégie video

La plupart des personnes s’accordent sur le fait que l’activité est largement améliorée par la prise de décisions fondée sur des données fiables. C’est encore plus vrai pour les entreprises dans le secteur de la publicité et des medias. La technologie permet maintenant d’obtenir une analyse beaucoup plus granulaire de où, quand, comment et même pourquoi les gens regardent ce qu’ils regardent. De nombreux téléspectateurs sont curieux de savoir comment leurs habitudes d’écoute sont mesurées. On me demande souvent comment sont calculés les coûts à la télévision ? Ou combien coûte une publicité dans The Voice et pourquoi ? La grande question actuellement pour tous ceux qui cherchent à monétiser leur vidéo est : comment utiliser le nombre de vues et les informations sur la monétisation dont vous disposez pour augmenter les revenus et réduire les coûts ?

Voici 5 façons d’utiliser la vidéo analytique pour accroître votre business :

1.    L’analyse pour la stratégie de contenu : Le principe est très simple, arrêtez de faire et d’acheter des vidéos impopulaires auprès de vos téléspectateurs et/ou qui ne vous rapportent pas d’argent. Les informations relatives au nombre de téléspectateurs qui regardent la vidéo et à ceux qui zappent en cours peuvent être utilisées pour orienter les négociations des droits de contenu, la façon dont vous fabriquez ce contenu ou la durée de la vidéo. A un niveau plus fin, il est possible de calculer le retour sur investissement de chacune de ces vidéos.

2.    L’analyse pour l’acquisition et la fidélisation de téléspectateurs : Attirer les téléspectateurs devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que des sollicitations de divertissement se présentent. Une fois que vous avez gagné ces téléspectateurs, encore faut il savoir les garder. Favoriser le binge watching et l’utilisation répétée de vos services vous assurera de garder ces téléspectateurs «accros» et rentables. Les fournisseurs de vidéo les plus avisés surveillent l’impact de leur stratégie d’acquisition de spectateurs ce qui leur permet d’ajuster leur campagne pour augmenter le nombre de vues. Les éditeurs les plus experts fournissent des recommandations de contenu personnalisées, faisant en sorte que les téléspectateurs regardent et apprécient leurs vidéos plus longtemps.

3.    L’analyse pour augmenter les revenus publicitaires : Les acteurs du marché de l’audio et de la vidéo à la demande les plus intelligents sont ceux qui ajustent fréquemment la pression, les formats et les tarifs publicitaires en se basant sur l’analyse vidéo. De cette façon, ils peuvent optimiser leurs taux de remplissage et monétiser le CPM de façon intelligente pour maximiser les revenus issus des programmes existants. Les plus avancés d’entre eux le font en temps réel, en exploitant le potentiel du programmatique tout en diffusant des campagnes traditionnelles, des opérations spéciales et du sponsoring.

4.    L’analytique pour définir une stratégie IT et renforcer l’efficacité opérationnelle : Même les entreprises à croissance rapide doivent consacrer une part de leurs ressources à la technologie et aux effectifs. L’analyse permet de comprendre quels équipements et quelles plateformes méritent d’être soutenus et si les tâches répétitives comme la saisie de métadonnées sont bénéfiques ou non. L’analyse peut également vous aider à vous préparer pour les pics et les creux d’audience de sorte que vous puissiez aligner vos ressources techniques et vos effectifs en conséquence.

5.    Agréger les sources analytiques : Enfin, les entreprises de vidéo les plus intelligentes sont constamment en train de comparer l’analyse vidéo aux autres sources d’analyse, par exemple, l’analyse des réseaux sociaux, les pages vues, les téléchargements d’applications, Nielsen, ComScore etc. ; tout ceci les aide à clarifier leurs idées et à faire le lien entre leurs différentes activités en ligne. Réconcilier les diverses sources permet également d’identifier les domaines d’inexactitude et donne des profils complets des audiences pour la publicité et la syndication.

Alors, tirez-vous parti de ces cinq paramètres ? Si ce n’est pas encore le cas, ce résumé devrait vous aider à valoriser la plupart des renseignements dont vous disposez. Après tout, ce sont les entreprises qui connaissent le mieux leurs audiences, et qui savent comment leur donner ce qu’ils veulent qui seront gagnantes sur le long terme avec leur stratégie vidéo.

Article publié pour Strategies http://www.strategies.fr/blogs-opinions/idees-tribunes/1030348W/moyens-d-utiliser-l-analyse-de-la-video-pour-ameliorer-la-rentabilite.html

Tête de gondole

Au moins à partir de 1966 avec Revolver les Beatles conçoivent des albums fait pour être écoutés « à la maison » et dans l’ordre des morceaux et non plus comme des collections de titres servant de matériaux pour des concerts.

Les titres ne sont plus isolés, les albums forment un tout.
L’usage de la stéréo, La concurrence non plus avec les Stones mais avec les Beach-Boys sont des signes de ce changement de perspective.

Noel 2015 marque la fin de la résistance des deux Beatles encore actifs et des ayants-droits des deux autres aux plateformes de streaming

Les Beatles sont donc disponibles sur les Spotify, Deezer, Apple Music et consorts

Et c’est cette cohérence qui disparait. Les voilà propulsés dans une « consommation » track par track.
Même la chronologie des albums n’est pas respectée (j’ai d’ailleurs du mal à comprendre comment ils sont organisés).

Les Beatles sont officiellement un produit de grande consommation. Eux aussi.

BeatlesTidal

 

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Welcome 2 The Dawn

« Celui qui a le mieux exprimé la fête dans sa musique, c’est Prince. Sa musique, c’est la fête : jusque dans l’indiscernabilité du ridicule et du sublime, du mysticisme le plus naïf et de la sexualité la plus débridée. La musique de Prince, c’est la fête cérémonielle des hiérophantes du Christ-Dyonisos ; l’exaltation et le rehaussement de nos vies en miettes et de nos amours liquides, mais débarrassés de leurs limitations, et concentrés sur leur cœur érotico-magique. Et c’est aussi la fête en tant que prévention du règne de l’Antéchrist – prévention du règne de la rivalité entre tous les hommes et de la guerre totale. C’est enfin la fête comme talisman contre la fin des amitiés et chant de lamentation sur la désunion des êtres vécue chaque fois comme une petite apocalypse amoureuse : « Je n’ai jamais voulu te causer de chagrin ; je n’ai jamais voulu te faire souffrir ; j’ai seulement voulu te voir rire sous la pluie mauve ; je ne voulais pas être ton amoureux d’un week-end ; je voulais être une sorte d’ami ; c’est une honte que notre amitié s’achève. » Aucune amitié ne survit à un monde de rivalité sans fin. Aucun amour ne survit à un monde sans fêtes. »

Pacôme Thiellement – Les Fêtes du crépuscule et les fêtes de l’aube (vents contraires)