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On utilise l’expression « le mur du temps », par analogie au mur du son franchi par les avions à partir des années 50. On dit qu’on passe le mur du temps lorsque les machines vont plus vite que les neurones. Pour situer l’ordre de grandeur, l’identification de personnes ou d’objets par un système neuronal prend quelques dixièmes de secondes. On peut se référer à ce sujet à l’ouvrage Les Neurones de la lecture de Stanislas Dehaene. Les microprocesseurs, eux, travaillent en nanosecondes, c’est-à-dire en gros cent millions de fois plus vite. Cela ouvre la possibilité de « pro-grammer », c’est-à-dire littéralement « écrire à l’avance », des messages qui anticipent les réactions neuronales et éventuellement les pilotent. C’est par exemple ce qu’essaie de faire le neuromarketing.

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