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“Nous sommes parvenus à percer le secret de l’Univers parce que nous avons découvert dans quelle langue le grand livre de la Nature semble avoir été écrit.
Cette langue – Galilée l’avait proclamé haut et fort il y a plus de trois siècles – c’est celle des mathématiques. nous nous sommes aperçus que, quelque soit le domaine concret observé, la langue mathématique s’adapte à merveille à la nature du monde et à son fonctionnement. Aucun phénomène découvert n’échappe à son pouvoir de description”

John D. Barrow, “Pourquoi le monde est-il mathématique ?” 1996

Lorsque j’étais collégien-lycéen, lorsque je cherchais un sens au monde qui m’entourait et dont je devais apprendre à faire partie, les mathématiques me semblaient un jeu de l’esprit un peu vain.

Il y avait autour de moi trois catégories d’élèves en cours de maths :

  • Les intuitifs, qui sentaient confusément qu’il se jouait là quelque chose d’important
  • Les joueurs d’échec, qui y voyaient un jeu de l’esprit et que la perspective de résoudre des équations excitaient
  • Les sceptiques, qui avaient besoin de comprendre pourquoi ils faisaient les choses

J’étais malheureusement dans la troisième catégorie.

Ma vie aurait probablement pris un autre tour si un seul de mes profs de maths avait choisi de commencer une année scolaire par cette mise en perspective plutôt que d’ignorer la quête de sens de nos esprits adolescents.

Fait-on différemment aujourd’hui ? Donne t’on aux élèves le sens de l’enseignement qu’on leur prodigue ? 

J’en doute

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