La reconnaissance d’images : un problème de bases de données

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Toutes les semaines voit sa nouvelle présentation d’un service mobile de reconnaissance d’images.

Google Goggles arrive sur iPhone, JC Decaux présente U-Snap. Deux applications sur les 7 finalistes de la compétition Windows Phone 7 l’intégraient hier.

Google Goggles : On sait de quoi il s’agit. La possibilité de lancer une recherche Google à partir d’une photo de monument, produit culturel, photo publicitaire. 
Une fois passé l’effet démo, le fait de se retrouver devant l’infobésité provoquée par le flux de réponse ne nous place pas vraiment devant une experience nouvelle.

U-Snap : JC Decaux, le fournisseur de mobilier urbain a présenté cette application de “publicité augmentée” cette semaine. C’est plus interessant à mon avis parcequ’une fois l’affiche publicitaire photographiée, on se voit présenté un contenu adapté, publicitaire certes, mais qui nous transporte dans l’univers de la marque. Et si on photographie une pub c’est qu’à priori ça nous intéresse.

Wizup : Finaliste de la compétition Windows Mobile 7 se présente comme un “Shazam sous stéroïds”. En plus de la reconnaissance de son (y compris de radio) l’application intègre une reconnaissance d’images. Même effet qu’avec Google Goggles : la profusion des resultats

Snoop-It : autre finaliste, application sponsorisée par Quicksilver, elle permet, en photographiant un article de la marque d’avoir toutes les informations associées. Ici le problème de la base de données est frappant : Il faut avoir une application par marque sur son smartphone et connaitre la marque avant de prendre la photo pour que ca ait un intérêt. 

C’est donc bien la base de données qui est clé. La reconnaissance d’images en soi est, comme la réalité augmentée ou la reconnaissance vocale, une brique technologique qui n’impressionne plus personne. C’est même devenu une commodité. Ce qui est important c’est ce qu’on en fait, quelle base d’information on interroge, dans quel parcours utilisateur on s’inscrit. 

Penser cette fonctionnalité comme la base d’un service en se disant “t’as vu, ça marche !” est tout a fait insuffisant, un amusement de geek tout au plus (même si je ne vois pas bien quel geek serait encore impressionné par ça).

Comme pour toutes les technologies, il faut que des marketeux, des spécialistes de l’expérience utilisateur, des designers s’en emparent et réfléchssent à des produits plutôt qu’à des fonctionnalités.

Et, meme si ça me fait un peu mal de l’avouer, sur ce coup, JCDecaux est plus intéressant que Google.

L’étape suivante, c’est évidemment, comme le présentait TAT sous forme de concept, la reconnaissance de visages et le lien avec les réseaux sociaux.

Comme disait Marc Simoncini, membre du jury Microsoft Phone 7, au créateur de Snoop-It  ”Si je prends une fille en photo sur la plage, ce n’est pas son maillot de bains qui m’intéresse, envoie moi plutôt sur son profil Meetic”

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