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Civet de Nabaztag au Menu : de l’importance du time to market – .: DMY :.
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Civet de Nabaztag au Menu : de l’importance du time to market

Civet de Nabaztag au Menu : de l’importance du time to market

Violet est en redressement judiciaire.

Violet c’est la société qui a conçu et distribué le nabaztag, le mir:ror, les nano:ztag, les ztamp:s et la lampe DAL.
Tous ces objets aux quatre coins de mon salon qui suscitent la question récurrente “à quoi ca sert”.
Dans ce cas, deux attitudes possibles :
1/ “ca sert à rien” qui suscite au mieux scepticisme et au pire railleries. Comme si tout devait servir tout de suite sous peine d’être taxé de “gadget pour bobos”.
2/ “attends je vais te parler de l’Internet des objets” qui aboutit au même résultat mais avec 2 heures de plus et un regard absent chez mes interlocuteurs dont j’imagine qu’il se disent en rentrant chez eux “putain, il est vraiment dingue ce type”.

Donc Violet c’est la société qui a popularisé l’Internet des objets mais surtout qui a parié sur l’intelligence et la créativité de ses clients pour inventer des usages au lapin. La société qui pense que comme l’internet des services, celui des choses s’inventera dans des garages, pas dans les labos de grandes entreprises.

Seulement voilà, ça n’est pas si facile, et les trucs “qui servent à rien”, c’est pas tendance avec la crise étoussa. Et violet est en redressement judiciaire.

Une initiative de rachat par les utilisateurs (customer buy out ils appellent ça) est lancée ici.

Rafi Haladjian, le père de violet, est un visionnaire.
Il publiait il y a 5 ans un white-paper sur ce qu’il appelait le “reseau pervasif » (si vous retrouvez le pdf, ça m’interesse, il n’est plus sur les serveurs de la FING).
En gros, l’internet serait tout le temps partout, des objets y seraient connectés et echangeraient des données avec leurs propriétaires, entre elles, avec des bases de données.
Ca parait fumeux dit comme ça mais ça ne l’est pas.
Cet internet arrive et le projet de Violet est (était ?) de le mettre entre les mains des citoyens-utilisateurs pour qu’ils en soient des usagers et pas des consommateurs, pour que les standards soient ouverts et pour que les idées se transforment en services.

Dans cet essai, Rafi Haladjian imaginait un pèse-personne connecté.
Un pèse-personne qui stockerait des informations, les enverrait sur le web, vous donnerait des courbes de poids et des conseils en conséquence.

J’ai systématiquement utilisé cet exemple quand je prenais l’option longue de ma réponse sur le lapin (voir plus haut, essaie de suivre steuplé).
La réaction à été à 90% “oui oui bien sûr et puis la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu”. Les 10% qui restent se partageant entre un enthousiasme fébrile (dans ce cas, se méfier, on va me taper du pognon) ou un anesthésié “tiens, vas-y remets moi un ricard”.

Eh ben pendant que violet crève dans son coin, le pèse personne il est là, il est wifi, il parle à votre iphone, il fait des jolies courbes, et même Loic Le Meur il en veut un!

DMY
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